mais qu'avons nous fait
Par gizmo, dimanche 5 août 2007 à 05:47 // Panser // #103 // rss
e ne sais pas, ou je sais tout au contraire, je ne sais plus bien. Ces lèvres sur mon épaule ne me rappellent que toi. Je nous vois heureux et je souris. Ces jours de soleil ponctués de tes baisers ne m'inspire aucun regret. Nous étions beaux.
Tu m'as parlé. Un goût amer flotte encore après les affres de tes mots. Même si ta prose ne me procure que du déjà -vu, mes yeux restent immergés dans ton visage brumeux. Ce couplet sur notre attachement, notre amitié, émane de tes lèvres qui m'ont été si douce, et je revois en toi celle qui m'avait interdit de l'aimer. Vous sabotez le miel de peur du vinaigre tandis que je me languis dans vos parfums sucrés. Et merde, aurais-je davantage de chance d'être à tes cotés dans 1 an en tant qu'ami? Pourquoi avoir cette foutu peur au lieu de savourer? J'aurais tant aimé ne pas te connaître avant de t'avoir aimer.
Vous claquiez des doigts et mon être était à vos pieds. Pourquoi as-tu claqué ces foutus doigts? Tout est si simple, je ne peux rien faire. J'aurais pu te dire que je t'aime, que je ne veux, mais ce n'est pas moi, terriblement pas moi. Innocent, je culpabilise d'avoir cru, d'avoir caressé l'espoir à rebrousse-poil. Je souris de moi, de vous, de toi. Tu es heureuse et moi aussi, et pire que tout: nous sommes heureux. Lasse d'allegresse, tu repars comme tu es venu, amie.
Aimer c'est la moitié de croire, disait Vitor Hugo. Hélas, il n'y a plus l'autre moitié, enfouie dans tes scénario pré-établis. Tes regrets ne me disent rien, stupide j'ai vécu avec toi sans prévoir. Nous étions beaux, et tu nous a amoché d'une cicatrice de peur d'une hypothétique plus grande. J'ai claqué des doigts aussi, mais ça ne fut pas suffisant, tes angoisses ressurgissent. Nous avons essayé, cela a marché, il fallait donc stopper. Si nous avions su, nous ne l'aurions peut-être pas fait, ou si. Mais, qu'avons-nous fait?
