The good ones die first. Murphy's law

 melanthropie

I l y a en tel cas bien des tentations,
Si vos gestes découvrent vos courbes d'un fil
Au gré de vos sourires plein d'approbation,
Béa de tomber amoureux de votre nombril.
Et le temps s'écoule avec cette passion,
Longeant la sinuosité de vos attraits,
Laissant murir notre soudaine exaltation
Et je devint ivre de votre venusté.

 33 ans [...]

Je n'ai jamais apprecié ce moment, où, tiré des bras langoureux de Morphée, mon oeil gauche ecarquillé combat mon oeil droit resté clos. Le sommeil est sans doute la plus belle chose, l'engourdissement des sens, s'éteindre un moment en s'étonnant qu'il puisse en être autrement. En cela, ma lutte occulaire me tiraille chaque matin, entre mes réincarnations nocturnes et vous. Mon échec réside ainsi en mon choix: à me lever, je rêvais de mourir.
Seulement, le combiné m'aida ce matin par la stridence de ses cris. J'ai laissé déroulé le répondeur, souriant à chacun des mots qui étalaient leur banalité, d'une monotonie qui je l'esperai rappelerai à mon interlocuteur quel être prosaïque je puis être. Malheureusement ça n'a pas découragé mon père en ce jour d'automne.

 digestion

Dupe de vos menottes trop transies de froid,
J'avoue m'être fait naïf de mon ethylisme,
Et si je suis médusé par l'amour béa,
C'est que je n'ai que trop connu le priapisme.

Et si vos vocables sont si affables,
Ce n'est que pour me concéder à demi-mot,
Que nos gestes n'ont rien de raisonnable,
Qu'il vaut mieux y mettre un terme au plus tôt.

Je crois que je n'avais rien contre en ces temps,
Seulement, je vous ai vu en d'autres bras,
Et je crois que je souffre en ce moment,
De m'être fait arracher mon coeur si las.