dauðalagið
Par gizmo, mercredi 28 juin 2006 à 05:57 // Panser
'abord, ce doux vrombissement qui s'égare, engendre le tempo, gratte les cordes. Mes battements suit son rythme hypnotique, puis sa voix, ses notes. Languissante, pénétrante, sur la cadence qui s'accentue, pour retomber, sur cette complainte qui m'absorbe. Les cordes se font plus insistantes mais la mesure reste même, envoutante, cataléptique. Les cordes de son larynx poussent les décibels, puis de nouveau la chute, plus langoureuse que tous baisers. Elle arrive, le rythme s'atténue, son chant se perd dans les méandres de l'archet, les percussions s'immobilisent.
Explosion, clameur de sa voix sur ces sons distendues, sur ce rythme droit tel une marche, roulement perpetuel. Puis tout s'arrête, son timbre résonne dans le vide, captif de ses sons, il se meurt dans un silence qui n'est plus écoutable.
