Me pedibus delectat claudere verba. Horace

 if only

Je ne pense qu'à partir. Où ? Là-bas, pour te voir toi qui me comprendra, qui me cajolera. Qui a tout compris à mon être, la torture de mon esprit et qui m'aime. Je suis ton unique, compréhension mutuelle, je m'écroule sur ton épaule. Je suis bien.

Et je ris. Naïf.

 I remember

I remember it well
The first time that I saw
Your head around the door
'Cause mine stopped working

I remember it well
There was wet in your hair
I was stood in the stairs
And time stopped moving

I want you here tonight
I want you here
'Cause I can't believe what I found
I want you here tonight
I want you here
Nothing is taking me down, down, down...

I remember it well
Taxied out of a storm
To watch you perform
And my ships were sailing

I remember it well
I was stood in your line
And your mouth, your mouth, your mouth...

I want you here tonight
I want you here
'Cause I can't believe what I found
I want you here tonight
I want you here
Nothing is taking me down, down, down...

Except you my love. Except you my love...

Come all ye lost
Dive into moss
I hope that my sanity covers the cost
To remove the stain of my love
Paper maché

Come all ye reborn
Blow off my horn
I'm driving real hard
This is love, this is porn
God will forgive me
But I, I whip myself with scorn, scorn

I wanna hear what you have to say about me
Hear if you're gonna live without me
I wanna hear what you want
I remember december
And I wanna hear what you have to say about me
Hear if you're gonna live without me
I wanna hear what you want
What the hell do you want?

Damien Rice - I Remember

 dream of sanity

No smile on my dead face,
Dream of sanity,
I didn't found my place
Between you and me

Getting out of your sight,
Getting out of your bind,
I'm hoping I'd fly
and you'd stop floating in my mind.

I don't know what I could be,
Where I could go to forgive you.
My loneliness takes care of me,
And burns every seconds without you.

I become insane with us,
Part of me wants me to quit,
and the other dives thus,
while I drink to fit.

Maybe I love your hips,
And it killed me,
When on your belly I slept,
Dream of sanity.

 névrose hivernale

Ils sont là, à irriter mes nerfs, à narguer mon cerveau mais ils ne bougent pas. Je deviens fou. Couler. S'il vous plait. Je ne sais pas si je veux vivre, mais je veux qu'elles coulent. Larmes. Délivrez-moi.

 lettre ouverte

J'ai besoin de temps, je crois. Je ne sais pas, je prends ce qu'il vient mais le temps va. Alors, je pense, trop. Moi, toi, et eux. Je ne sais plus bien pourquoi, mais ce n'est pas toi. Moi, toujours moi, centre de gravité des fautes. J'ai envie, de temps, de marijuana et d'alcool. Seulement voilà, je vis, mais cela ira. Je veux juste partir, rien de plus. Je reviendrais vite avec quelques bons mots pleins la bouche et une tristesse maladive d'avoir survécu.
Je suis ici. Il parait. C'est terrible. Je dois vivre mais je ne veux. Je ne sais plus. Où suis-je. Sûrement pas là-bas. Apathique monstrueux. Alors je pense, à toi, à eux, trop, toujours trop. Besoin d'oublier quelques temps, quoi ? Je ne sais plus, et c'est bien. Laissons-moi faire, j'en reviendrai, sûrement, trop indemne.

Oublie-moi quelques jours, je vais bien.

 lost control

Life.. has betrayed me once again.
I accept that some things will never change.
I've let your tiny minds magnify my agony
and it's left me with a chemical dependency for sanity.

Yes, I am falling... how much longer 'till I hit the ground?
I can't tell you why I'm breaking down.
Do you wonder why I prefer to be alone?
Have I really lost control?

I'm coming to an end,
I've realized what I could have been.
I can't sleep so I take a breath and hide behind my bravest mask,
I admit I've lost control
Lost control...

Anathema - Lost control

 3h29

Je voudrais m'étendre dans ta complaisance, m'endormir et croquer ton épaule. J'aurais aimer être là, t'enlasser, me jeter corps et âme et te faire l'amour sans capote juste pour savourer une dernière fois le risque de nous perdre. Nous, j'en ai tant rêvé, mais je me suis reveillé bien trop tôt. Et je pleure. Ton épaule arrogante n'accueillera pas ma tête fourbue, je sais. Laisse-moi seul. Je ne suis plus, ou alors je suis trop. Qu'importe. Je ne sais plus comment. Etait-ce bien ainsi que cela s'est passé ? Peut-être. Ton épaule me tue, elle s'éffondre tellement vers ta main. Je sais. Enfin non. Qui sait ? Pas nous. Alors je respires ta nuque pour comprendre, mais c'est une suite insensée de mots. Tu es une question, et je ne serais pas la réponse. Dommage. J'étais sous ton charme. Enfin, je crois. Est-ce mieux ainsi ? Prends ma main, ou non. Inclination pour tes inclinaisons. Je cours sur tes courbes pour rattraper ta voix. J'aime ça, je crois. Et puis après tout, je serais heureux. Peut-être. Qui sait ? Surement pas nous.

 autopsie d'une autopsy

Je nous déteste tellement et j'ai peur. Peur de moi et de mon détachement, peur de ce que je suis devenu, un être froid à tout sentiments, ressentiments, qui n'aime plus, qui ne pleure plus, qui ne tiens plus à lui, à toi, à la vie. Mes proches ne sont rien, des noms ancrées dans une mémoire volatile, insouciant à leur égard. Et je crois tenir, aimer, avoir un manque, mais non, je suis asentimental. Je nous déteste même pas, nous m'indifferons. Que suis-je devenu, une âme si deshumanisée qu'elle s'est désentimentalisé ? Je ne crois plus personne et personne ne me crois.

Je veux tellement pleurer, chialer, déverser des larmes et encore des larmes, mais je suis mort et seul. Si seul. Laissez-moi être. Pleurer. Au secours.

 sûr de rien

T'es sûr de rien ici
L'oubli guette les mecs à chaque coin de rue
A l'affût, prêt à bondir sur l'individu
Un mec s'endort sur le trottoir
Des mots résonnent dans sa mémoire
Faim, froid, besoin d'espoir
Mais c'est trop tard, les gens ne sortent plus le soir
Trop peur qu'un jeune loup les frappe dans le noir
Alors ils vivent dans un isoloir
Arrimés à la télé, y'a pas de temps à gaspiller
A saluer le voisin de palier, après, ça va critiquer
Ils parlent de délinquance
Je parle de pauvres mecs perdus
Pour qui de toute chose l'opulence est l'essence
Un tuyau, une bonne cage thoracique
Quelques litres, on joue à l'homme qui tombe à pic
Pour briser le cycle
Les cascades sont pas doublées
Dérapages incontrôlés
Dur d'effacer les fautes passées
Les ressasser, c'est insensé
Mais c'est le seul moyen d'exister
Une ligne, un tracé
Qui dit que tu vis, on ne sais jamais
T'es sûr de rien ici

T'es sûr de rien là où je vis
Ce que nous vivons, c'est pas une vie
Ici ou ailleurs, y'a pas de saisons
La guigne suit nos talons
Rien n'est prévisible sous les néons
Pour pas finir marron, combien jouent les nuisibles

Certains trouvent, certains cherchent
Ceux-là chercheront toujours
Si personne ne leur tend la perche
C'est perdu d'avance
On persévère avec un père sévère
On s'en sort parfois sinon les chimères hantent les esprits
Quand ils sont clairs, c'est la guerre
Dans les maisons, rien ne va plus
Mais y'a que là qu'on se sent concret
Aimé à jamais malgré les méfaits
Heureux on se parle pour se faire rassurer
Une mère, c'est une mère
Tu le sais, et c'est tant mieux
La spiritualité manque, le vital pèse
Avoir un toit, un chez-soi
L'abstraction du moi, c'est dur
A la fin du mois, l'exemple est partout
Du coup, on met tous les atouts
Et malgré ça, pas moyen de mettre la poisse à genoux
Laisser la trace d'un passage éphémère
Dire qu'on a vécu
Ne pas finir comme une chanson qui meurt
Parce qu'on ne la chante plus
C'est le Graal que chacun poursuit Sans répit, souvent pendant plus d'une vie
Mais bon, t'es sûr de rien ici

T'es sûr de rien là où je vis
Ce que nous vivons, c'est pas une vie
Ici ou ailleurs, y'a pas de saisons
La guigne suit nos talons
Rien n'est prévisible sous les néons
Pour pas finir marron, combien jouent les nuisibles

L'incertitude déballe son inquiétude
Son lot de solitude
La paranoïa dans toute sa plénitude
Bientôt une balle jaillira d'un tube
Aussi sûrement qu'une étoile
Une âme peut s'arrêter de briller
En plein milieu d'un passage clouté, accepter
Ce fait pousse les mecs à risquer le tout pour le tout
A rendre coup pour coup
Au sol ne pas poser le genou
Confiance avare, le sourire s'égare par peur
Le manque de "Je t'aime" donne la rage au coeur
En sueur, voyant la fin, les pleurs
Devant un faible pourcentage de bonheur
Les gosses deviennent des terreurs, dealers
On peut pas dire ce qu'on a jamais entendu
Alors, on grandit seul, on vieillit seul, on meurt seul
Tout ça sans avoir vécu
Planté devant le miroir
Le temps qui passe laisse des marques sur le visage
Vite, faut laisser la trace d'un passage
Quelqu'un verra un nom gravé sur un banc public
A moins que tout ne soit qu'un rêve
T'es sûr de rien ici

T'es sûr de rien là où je vis
Ce que nous vivons, c'est pas une vie
Ici ou ailleurs, y'a pas de saisons
La guigne suit nos talons
Rien n'est prévisible sous les néons
Pour pas finir marron, combien jouent les nuisibles

Shurik'n - Sûr de rien