Vous m'aimez et j'en suis profondément désolé. J'ai perdu l'affection et la tendresse que je vous dois depuis bien longtemps. Ce n'est pas de votre faute, je me suis détaché de ce monde, mère, et vos larmes n'y changeront guère. Je m'en veux de les voir ruisseler, elles qui me sont destinés mais qui ne font saigner mon coeur.
Si je parle peu, c'est que je pense trop. Trop de choses qui vous ruinerez, alors je flirt avec le silence. Certes, ce vide vous fait fantasmer sur ma vie, mais c'est peut-être mieux. Sachez que ce n'est pas votre faute si j'ai le coeur ridé de sillon de peine. Vous n'êtes ni la cause, et vous ne serez jamais la solution.

Votre fils va bien.