C'est dans un bar irlandais, perdu dans les fumées tabagiques et la musique gitane que je suis décédé. Un nourrisson se brulant les yeux avec la poudre que vous lui avez jeté. Je suis mort-né, mes ailes brulent, ma haine revient. Vous m'avez menti.

J'ai voulu vous aimé, vivre de nouveau et j'y ai mis du mien. Seulement, je n'y peux rien, vos manières m'insupportent, vos attitudes m'exaspèrent, vos mots m'enragent. J'envie votre superficialité, votre stupidité et vos pensées inconsistantes qui m'usent tant. Vous n'êtes que des imposteurs du haut de vos vêtements bourgeois-bohème et de votre phrasé pseudo-intellectuel. Vous n'êtes rien, tout juste des leurres qui croient être différent, alors qu'ils empestent leur banalité. Vous n'entrerez plus dans mon cercueil. Je suis dans mon linceul, et votre maternité me dégoute. Ma misanthropie renait au coin de vos sinistres sourires, au tournant de vos phrases. Languissant, je m'éteint ce soir, le coeur noir, la tête irritée. Vous m'avez menti.