lettre
Par gizmo, lundi 31 octobre 2005 à 00:13 // Panser
lexandra, tu m'as tué. J'aimerai que tu lises ces mots, que tu comprennes ce que tu as fait. Que tu saches que tu m'as détruit, anéanti il y a maintenant deux ans. Tu as été tout, avant que je ne devienne plus rien. Bien sûr, je t'ai trop aimé, bien trop, et je le regrette. Je suis un détestable romantique qui veux tout vivre à fond, qui veux du total et du destructeur. J'en suis désolé, mais je ne me change pas, et je crève toujours de jalousie pour un rien. Sans doute, cela devait finir comme ça, sans un mot, sans explications, mais voilà deux ans que je suis assis en tailleur dans les cendres de notre relation à tenter de comprendre. En vain, je t'ai aimé, toi aussi et il a fallut en finir. Seulement, tu vois, je ne crois plus en rien, je te vois en tout. L'amitié est une notion qui n'est que souffrance aujourd'hui. Alexandra, je deteste ce que je suis devenu, un être mélancolique qui n'a plus goût en rien et qui s'attriste de tout. Comprends bien que tu n'es plus rien, mais tu es à l'origine de tout. Alors, je suis là , immergé dans ton oubli.
eeting again. Hello. I don't know what to say. It's such been a long time waiting for you. For you.
ous m'aimez et j'en suis profondément désolé. J'ai perdu l'affection et la tendresse que je vous dois depuis bien longtemps. Ce n'est pas de votre faute, je me suis détaché de ce monde, mère, et vos larmes n'y changeront guère. Je m'en veux de les voir ruisseler, elles qui me sont destinés mais qui ne font saigner mon coeur.
u calme, de l'air, de l'air et puis le silence, libérateur, rien en tête et la profondeur salvatrice, surplombant l'avenir, il le faut, plonger, ne pas penser, surtout, respirer comme si c'était la dernière et sentir, ressentir le vent, s'immerger, se noyer, chuter, toujours plus loin, loin de ce monde pour oublier, s'oublier, la vie, toi, en fermant les yeux, ou les ouvrir, qu'importe, le moment, là , maintenant, puis rien, le vide, incommensurable, le néant annonciateur, incipit de mon trepas, pré mortem, pour la première fois avancer, vite, aspiré, happé, tomber, inexorable descente, vibrer, mémoriser l'instant, voir, ici, quelques mètres encore puis embrasser l'asphalte, plaquer sur le bitume, se blottir contre le goudron, arriver, finir, inéluctable évanouissement, extinction, couché de soleil mortel pour toi, moi, le monde, la vie, mes pensées, mes tourments, et ne plus être mais être bien plus que cela.
e soir, j'ai découvert la plus belle phrase de la langue française. Quatre syllabes qui sonnent banal, trois mots qui me troublent pourtant.
'ai écris, sur moi, sur toi, sur vous et j'en suis mort. Mort de solitude, mort de desillusion. A faire du monde une question, on finit par le quitté. J'étais loin de vous, avec elle si loin. Elle, celle qui m'a assassiné.
ost in a middle of a yuppies' party, look at these fuckers dancing around. I am certainly not feeling good but it's a funny way to ease my soul, and now
you're softly coming down on me, with a flower in your hair.