Autrefois quand on avait un secret qu'on ne voulait confier à personne, on allait sur la montagne, creuser un trou dans le creux d'un arbre, pour y chuchoter son secret. Puis on rebouchait le trou avec de la terre. Alors le secret était bien gardé pour l'éternité...

Je suis mort un soir d'automne, poignardé par une amazone. Décédé, mais aujourd'hui je découvre une vie à travers vos yeux. Vous ressemblez tant à celle qui m'a stoppé, ironie du sort.
Pour vous, je suis devenu quelqu'un, et j'y crois malheureusement. Vos mots m'insufflent le feu qui s'est éteint. Confident de vos états d'âme, je suis touché. Moi, le mort, j'étreins un sentiment pour vous. Je ne sais si je dois vous remercier ou vous fuir, alors je me contente d'être lunatique à la vie, mort et vivant.

Je suis devenu votre cavité où vous chuchotez vos maux. Pour le moment, merci.