Hier, elle me rongeait. La solitude m'a enterré vivant. Je me suis exhumé pour vous rejoindre. Ma mélancolie noyée dans la masse, dans l'alcool, dans l'herbe. Sortir pour oublier son enfermement.

Aujourd'hui, vous êtes le poignard qui m'assassine. Je me sers de vous pour souffrir. Je veux vous quitter, m'enterrer de nouveau, retrouver mon tombeau. Dépendant de ma solitude. Vous n'avez pas noyé mon spleen, il a sorti la tête de l'eau. Maintenant, je pars, loin, vide de vous. Je me hais trop à travers vous.

Je reviendrais dans quelques temps, vidé, aéré.