Plus je pense, et moins je suis. Vivre ne me tue pas, je me suis trompé, ce sont mes pensées qui m'assassinent.

Ils m'ont appelé un mardi. Je n'avais pas très bien saisi le sens de ces mots si matinaux. Liberté, instinct, nature, me traversèrent l'esprit. Etait-ce la seule chose à faire ? Non, mais en chercher une autre aurait empiré la situation. La solution matérielle résoudra mon problème spirituel. Je ne serais plus. De mon corps se sera échapper le mal qui me ronge de manière chirurgicale. Le scalpel me libèrera, la liberté sera sans mon scalpe. J'ai accepter lachement et ? Dois-je souffrir plus longtemps pour trouver une solution psychologique ? J'ai pris ma décision: ce corps étranger sera enlevé de mon corps si étrange. Je ne survivrais peut-être pas. Mort, mais libre de la grisaille de la matière qui envahit mon corps. Il est devenu celui qui commande mes mouvements, mes émotions, ma vie. Je ne veux plus de lui depuis que je ne le contrôle plus.

Voilà. Je ne suis plus. Je ne pense plus. L'ablation de mon cerveau s'est déroulée avec succès.