Nous n'héritons pas de la Terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants. Proverbe africain

 merci

J'ai saisi le sens de ces mots d'hier et j'ai placé trop de confiance en eux. J'en veux à ma naïveté, à mes sentiments, à mes gestes, à mes intentions. Ceci est passé, vous m'avez oublié, moi pas.
J'ai saisi le sens de ces mots d'aujourd'hui et j'ai placé ma confiance en eux. Tes mots ont su appaisé mes maux. Ceci arrive, tu penses à moi, moi aussi.

Merci.

Seulement, votre amour oblige ma souffrance. Blotti dans un cocon, j'etouffe. Baigné dans un oasis, je me noie. Je suis malheureux de pouvoir ne pas l'être. Je cotoie le bonheur mais je le fuis. Ma boîte cranienne restera inviolable de tout bonheur. La vie apporte plus de plaisir après la déprime. Je ne fais que préparer mon futur orgasme.

 J'aurais voulu

J'aurais voulu être un papillon,
Vivre qu'un seul jour, un jour profond,
M'ébattre en toute liberté,
N'ayant que l'air pour me guider.
Combler de ces largesses que la nature m'a insufflée,
Être de paresse, d'insouciance et de gaieté
Apportant comme seule contribution à ce monde sans compassion,
Un bouquet de couleurs comme unique labeur.

Freedom for King-Kong - J'aurais voulu

 libération cérébrale

Plus je pense, et moins je suis. Vivre ne me tue pas, je me suis trompé, ce sont mes pensées qui m'assassinent.

Ils m'ont appelé un mardi. Je n'avais pas très bien saisi le sens de ces mots si matinaux. Liberté, instinct, nature, me traversèrent l'esprit. Etait-ce la seule chose à faire ? Non, mais en chercher une autre aurait empiré la situation. La solution matérielle résoudra mon problème spirituel. Je ne serais plus. De mon corps se sera échapper le mal qui me ronge de manière chirurgicale. Le scalpel me libèrera, la liberté sera sans mon scalpe. J'ai accepter lachement et ? Dois-je souffrir plus longtemps pour trouver une solution psychologique ? J'ai pris ma décision: ce corps étranger sera enlevé de mon corps si étrange. Je ne survivrais peut-être pas. Mort, mais libre de la grisaille de la matière qui envahit mon corps. Il est devenu celui qui commande mes mouvements, mes émotions, ma vie. Je ne veux plus de lui depuis que je ne le contrôle plus.

Voilà. Je ne suis plus. Je ne pense plus. L'ablation de mon cerveau s'est déroulée avec succès.

 mémoires d'un jeune homme sérieux

Je ne suis pas fou. Je ne me drogue pas. Je ne suis même pas un vrai suicidaire. Triste constat.

Ne pas être fou est sans doute la chose la plus dure à supporter. Le fou est si loin de nous qu'il est sans doute plus heureux que moi. La folie est le remède à bien des maux, mais en pharmacie on ne la trouve pas. Mon sérieux me rend malade, ma maladie devient sérieuse.

Trop tôt, j'ai compris trop de choses trop importantes pour quelqu'un de trop jeune. Cela fait trop de trop et me voilà trop sérieux. Si nous devenons fous quand nous avons trop compris, je suis encore trop ignorant. Dois-je continuer pour atteindre la folie ? Négativer sur le monde et mondialiser le négatif. Sombrer dans la dépression en devenant un dépressif sombre. Je suis devenu un jeune homme dérangé.

En vain, la folie ne viendra pas. Je ne me suiciderai pas. Je ne mourrai pas d'une overdose de cockaïne. Autant de fins de vie rêvées d'un intellecte trop sérieux qui n'auront pas lieu. Je finirai mes études, travaillerai dans une entreprise respectable et fonderai une famille. Je ne vivrai pas dans une cabane, je ne ferai pas la révolution et je mangerai des OGM. Ma vie sera uniforme, lisse et mondialisée. Mon sérieux aura raison de moi, moi qui voulais perdre mon sérieux, ma raison.