La pérénité des sentiments
Par gizmo, dimanche 29 août 2004 à 17:41 // Panser
ous avons des amis, souvent classifié en sous-catégorie type: ami d'enfance, meilleur ami, copain, ou encore simple connaissance. Notre classification se fait sur notre relation avec eux: notre complicité, nos rapports et autres caractéristiques qui decoulent directement de la confrontation de nos deux personnalités. Ainsi, on classe nos amis simplement avec le lot de connaissance que nous avons sur eux, ceux que l'on fréquente le plus étant les personnes que nous connaissons le plus, et donc en général les personnes avec lesquels nous nous entendons le mieux.
Cela étant dit, nos relations ne sont que des parcelles d'être. Nous ne connaissons pas nos amis, nous connaissons leurs réactions face à des situations particulières, nous connaissons leur histoire et de là , nous extrapolons un personnage qui nous convient plus ou moins et qui rentre alors dans une des cases de notre esprit. Ce mode de fonctionnement montre une première chose, c'est que nos relations sont basées que sur une extrapolation de personnalité, qui s'avère de plus en plus précise à mesure que l'on connait la personne. Néanmoins, si nous extrapolons la personnalité des personnes, cela ne montre-t-il pas que l'on peut se tromper en interprétant mal des gestes/situations/réactions ? Aussi, de ce constat, l'image d'une personne peut être détruite si il effectue une action qui est n'est pas "cadrée" dans la personnalité que nous nous faisons de lui. Dans ce cas, nos sentiments peuvent virer d'un seul coup, voir être détruit si le nouveau personnage ne nous convient plus.
Ainsi, les sentiments sont périssables. Un détail, un geste, un mot, une réaction de travers et nos relations peuvent chuter car nous sortons de notre cadre, de notre extrapolation. Dans ce contexte, comment peut-on avoir des sentiments d'amitié/amour en étant sur de ne pas se tromper ?
Leurs sentiments ne sont pas éternels et cette pérénité peut nous contraindre à ne pas changer pour garder nos relations. L'égoiste dirait qu'il faut l'être, ne jamais s'attacher et ne jamais éprouver de sentiment, mais la souffrance qui peut découler de nos relations est sans doute négligeable comparé au positif que nos relations peut nous apporter. Chacun trouve sa solution dans ses rapports aux autres, mais nous savons que (malheureusement) nos relations sont tout aussi périssables que les sentiments qui les accompagnent.
'adore mon chat. J'adore mon chien aussi d'ailleurs tout autant que les Indiens adorent leur vache et les chatelains leurs chevaux. Si l'affection d'animal particulier est culturel, cela montre dans un premier temp que nos interdits alimentaires sont culturels. Aucun français ne mangera de chien alors que les vietnamien le feront. Quelques français ne mangeront pas de lapin car ils en ont eut un durant leur enfance. Ainsi nos interdits sont en grande partie affectif aussi. Néanmoins ils sont aussi par dédain, comme l'islam interdit le porc car il n'est pas considéré comme viande saine. Ainsi, chaque individu se fixe des limites alimentaires dépendant de sa religion/culture/vécu.